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Ni mère, ni grand-mère : Ma vie est pleine, merci pour elle

Ni mère, ni grand-mère Ma vie est pleine, merci pour elle

Il y a ce moment précis, dans les dîners ou les soirées, où la conversation glisse inévitablement vers les enfants. Les fiertés du bac, les crises d’ados, ou — nouveau stade — les premiers petits-enfants. Et puis, le regard se tourne vers vous. Ce regard teinté d’une pointe de pitié ou d’une curiosité mal placée. « Et toi ? Tu n’as jamais de regrets ? » ou le fameux « Mais qui s’occupera de toi quand tu seras vieille ? ».

On appelle cela être « Childfree ». Mais la société, elle, préfère nous voir comme « incomplètes ».

Passé 45 ans, ne pas être mère (et donc ne pas être en route pour devenir grand-mère) est l’un des derniers grands tabous. Il est temps de dire tout haut ce que nous sommes nombreuses à vivre : ma vie n’est pas vide, elle est pleine. Autrement.

Sortir du scénario unique

Depuis notre plus tendre enfance, on nous vend un scénario unique : naissance, études, carrière (éventuellement), mais surtout, maternité comme accomplissement suprême. Si vous sortez du script, vous êtes soit une égoïste qui préfère ses voyages et sa liberté, soit une victime du destin qu’il faut consoler.

Et si on changeait de perspective ? Ne pas avoir d’enfant, ce n’est pas avoir un « trou » dans son existence. C’est avoir un espace immense pour d’autres formes de création, d’engagement et d’amour.

Le luxe de la liberté (et je ne m’en excuse pas)

Parlons vrai. À 45 ans et plus, être sans enfant offre un luxe que la société nous reproche souvent : la liberté totale de nos mouvements.

  • La liberté de changer de carrière sur un coup de tête (coucou mon dernier article sur l’entrepreneuriat !).
  • La liberté d’investir notre argent dans ce qui nous fait vibrer, sans culpabilité.
  • La liberté du silence, de la spontanéité, et d’un espace mental entièrement dévoué à nos propres aspirations.

Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de l’autonomie. Et cette autonomie est une puissance de feu incroyable pour accomplir de grandes choses.

« Mais qui te tiendra la main à la fin ? »

C’est l’argument ultime, celui qui cherche à nous faire peur. Comme si faire un enfant était une police d’assurance pour la vieillesse. C’est une vision bien cynique de la parentalité, non ?

Ma réponse est simple : mon héritage ne sera pas biologique. Il sera humain, social, professionnel. Mon réseau, ce sont mes amitiés choisies, mes projets, l’impact que j’ai sur mon entourage. Vieillir sans enfant, c’est aussi s’obliger à construire une communauté solide, une famille de cœur qui ne repose pas sur le devoir, mais sur l’envie réelle d’être ensemble.

Une vie pleine de « Naissances »

Je ne suis pas mère, mais j’ai « accouché » de dizaines de projets. J’ai nourri des amitiés profondes, j’ai soutenu des causes, j’ai voyagé là où mes envies me portaient, j’ai appris, j’ai échoué, j’ai recommencé.

Ma vie n’est pas une salle d’attente. Elle est un terrain d’exploration permanent.

À toutes celles qui, comme moi, ne rentrent pas dans la case « Maman » : vous n’êtes pas une erreur de la nature. Vous n’avez rien raté. Vous êtes simplement les pionnières d’une autre manière d’être femme. Une manière vibrante, audacieuse et résolument Bombastik.

Et vous ? Comment vivez-vous ce regard des autres ? Est-ce que vous vous sentez, vous aussi, plus libres que jamais ?

Ni mère, ni grand-mère  Ma vie est pleine, merci pour elle

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