Coucou les Bombastikgirls !
L’autre jour, je me suis effondrée en larmes dans la cuisine. La raison ? Il n’y avait plus de moutarde.
Mon chéri m’a regardée comme si j’étais une extraterrestre, les bras ballants, avec ce mélange de panique et d’incompréhension totale dans les yeux. Il a tenté un maladroit : « Ben… on en achètera demain ? »
Ce qu’il n’avait pas compris, c’est que ce n’était pas une histoire de moutarde. C’était le « J-2 ». Le fameux Syndrome Prémenstruel (SPM).
On a souvent l’impression qu’ils le font exprès, qu’ils manquent d’empathie. Mais en creusant un peu (et en discutant calmement une fois la tempête passée), j’ai réalisé que ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est juste qu’on ne parle pas la même langue biologique.
Aujourd’hui, on essaie de comprendre ce fossé pour mieux le traverser ensemble (et arrêter de s’engueuler pour de la moutarde).
Ils n’ont pas la « météo intérieure »
C’est la différence fondamentale. Un homme vit (globalement) sur une ligne droite hormonale. Sa testostérone varie un peu dans la journée, mais c’est stable.
Nous ? Nous sommes cycliques. Nous vivons 4 saisons en un mois.
- L’kiver (les règles) : on veut hiberner.
- Le printemps (pré-ovulation) : on a de l’énergie.
- L’Été (ovulation) : on est au top, séductrices.
- L’automne (SPM) : le vent souffle, l’orage gronde.
Pour eux, c’est incompréhensible car ils n’ont jamais ressenti cette chute brutale d’hormones qui modifie physiquement la chimie du cerveau. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas comprendre, c’est qu’ils ne peuvent pas le ressentir. C’est comme expliquer la couleur bleue à quelqu’un qui voit en noir et blanc.
Le syndrome du « réparateur »
C’est un classique de la psychologie masculine. Quand on leur présente un problème, leur cerveau cherche immédiatement une solution.
- Moi : « J’ai mal au ventre, je me sens gonflée, je suis triste. »
- Lui : « Prends un cachet et va courir, ça te fera du bien. »
Rageant, non ? On a juste envie d’être écoutée, câlinée, et de s’entendre dire « Ma pauvre chérie ».
Lui, il pense aider en proposant une action. Il se sent impuissant face à une douleur qu’il ne peut pas « fixer ». Et un homme impuissant est souvent un homme maladroit (ou qui fuit dans le garage ou sur son ordinateur).
La communication : le mode d’emploi
J’ai arrêté d’attendre qu’il devine (ça ne marche jamais en réalité). Maintenant, j’annonce la couleur.
J’ai instauré le « Code Rouge ».
Quand je dis « Chéri, je suis en zone rouge », il sait ce que ça veut dire :
- Ce n’est pas le moment de me parler de la fuite du toit.
- J’ai besoin de gâteaux et d’un plaid.
- Si je râle, ce n’est pas (vraiment) contre lui.
Ça a tout changé. En mettant des mots clairs sur un ressenti physique, on désamorce le conflit. Il ne prend plus mes sautes d’humeur personnellement.
Le mot de la fin
Nos hommes ne sont pas devins. Ils ne vivront jamais ce tsunami intérieur.
Alors, soyons indulgentes avec leur maladresse, et expliquons-leur (quand on est calme !) ce dont on a besoin. Parfois, un simple câlin silencieux vaut tous les discours du monde.
Et chez vous, ça se passe comment ? C’est la guerre nucléaire ou il a appris à gérer ? Racontez-moi vos meilleures anecdotes de « clash hormonal » en commentaire ! 👇




