« Soyons honnêtes : on a toutes eu, un jour, cette petite idée qui nous trotte dans la tête à 3 heures du matin. Ce projet qu’on garde dans un coin de notre cœur en se disant : ‘Et si je lançais ma propre boîte ?’.
Et puis, le café du matin arrive, on regarde son CV de vingt ans, on pense à ses responsabilités, et une petite voix nous sabote : ‘Laisse tomber, l’entrepreneuriat c’est pour les petits génies de 20 ans en sweat à capuche. Toi, tu as passé l’âge de jouer à la start-up.’
Eh bien, cette petite voix, on va lui demander de se taire.
Parce qu’entreprendre à la maturité, ce n’est pas une ‘crise de la quarantaine’ ou un saut dans l’inconnu. C’est juste le moment où l’on se sent enfin assez solide, assez libre et assez experte pour arrêter de construire les rêves des autres et commencer à bâtir les siens. Alors oui, il y a des défis — le banquier qui fronce les sourcils, le syndrome de l’imposteur qui s’invite au petit-déj — mais il y a surtout une puissance qu’on n’avait pas à 25 ans.
On en parle, de femme à femme ? »
Le défi de la crédibilité : « Pourquoi maintenant ? »
C’est la question qui brûle les lèvres des banquiers, des investisseurs et parfois même de l’entourage. Comme si, passé un certain cap, l’audace devait s’émousser pour laisser place à une sage préparation de la retraite.
L’arnaque, elle est là : on tente de nous faire croire que notre expérience est un frein à l’innovation alors qu’elle en est le moteur.
La réalité Bombastik : Votre crédibilité est votre plus grande force. Là où un débutant tâtonne, vous savez déjà gérer un budget de crise, mener une équipe et anticiper les tempêtes. Vous n’avez pas besoin de « faire semblant » d’être une experte : vous l’êtes. Votre réseau n’est pas un concept abstrait sur LinkedIn, c’est une armée de contacts réels, bâtie au fil des années, prête à vous soutenir.
Le nerf de la guerre : Le financement et le « Gray Ceiling »
On ne va pas se mentir : le financement reste le grand défi. Le système bancaire aime la jeunesse (qu’il juge malléable) ou les profils « classiques ». Pitcher un projet audacieux quand on a un parcours déjà bien rempli peut parfois provoquer des regards perplexes. C’est ce qu’on appelle le plafond de verre gris.
Le conseil de la rédac : Ne pitchez pas votre idée comme une débutante qui cherche sa voie. Pitchez-la comme une CEO qui vient prendre sa place. Votre business plan ne repose pas sur de vagues espoirs, mais sur une connaissance fine du terrain. Explorez les voies alternatives : le crowdfunding (où votre communauté sera votre meilleure alliée) ou les réseaux de Business Angels au féminin qui savent que les entreprises créées par des femmes d’expérience sont statistiquement plus pérennes.
Les 3 Super-Pouvoirs de l’entrepreneuse d’expérience
Pourquoi êtes-vous plus redoutable aujourd’hui qu’à 25 ans ?
- Le filtre « No Bullshit » : Vous ne perdez plus de temps en réunions stériles ou avec des collaborateurs toxiques. Vous allez à l’essentiel. Votre temps est précieux, et votre business en profite.
- La résilience émotionnelle : Un refus ? Un bug ? Une campagne qui rate ? Vous en avez vu d’autres. Vous avez la capacité de prendre du recul là où d’autres s’effondrent. C’est ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle, et c’est le carburant secret de la réussite.
- La quête de sens : Vous n’entreprenez pas juste pour « réussir », mais pour avoir un impact. Que ce soit dans le service, le luxe, le digital ou l’artisanat, votre projet porte vos valeurs. Et ça, le marché le ressent et l’achète.
Le succès : Une définition sur-mesure
Le succès, aujourd’hui, ce n’est plus forcément finir en couverture de magazines financiers. C’est la liberté. La liberté de décider de son emploi du temps, de choisir ses combats et de ne plus jamais avoir à s’excuser d’être « trop » (trop ambitieuse, trop directe, trop dynamique).
Entreprendre à ce stade de la vie, c’est s’offrir le luxe d’être enfin sa propre patronne, avec toute l’élégance et la force que cela implique.
Alors, on se lance ? Quel est ce projet qui dort dans un coin de votre tête parce qu’une petite voix vous dit que « ce n’est plus le moment » ? Dites-le moi en commentaires. On est là pour s’épauler, se conseiller et surtout, pour prouver que la Boss, c’est vous.



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