Coucou les Bombastikgirls !
On connaît toutes ces journées « sans ».
Celles où le réveil sonne trop tôt, où le ciel est gris, où l’on renverse son café sur sa chemise préférée avant même de passer la porte. Dans ces moments-là, notre cerveau a une fâcheuse tendance à passer en mode « radar à problèmes ». On ne voit plus que ce qui cloche, ce qui manque, ce qui agace.
Ces derniers temps, j’ai fonctionné comme ça. Je laissais les petits tracas dicter mon humeur. Et puis, j’ai entendu parler de la gratitude en bien et en mal !
Honnêtement ? Au début, j’étais sceptique.
Je me disais : « C’est bien joli ces histoires de pensée positive, mais ça ne va pas payer mes factures ni rallonger mes journées. » J’avais l’image d’un truc un peu naïf, un peu « bisounours ».
Et puis, j’ai essayé. Pas parce qu’il le fallait, mais parce que j’avais besoin de souffler. Et ce que j’ai découvert n’a rien à voir avec de la magie, mais tout à voir avec une gymnastique de l’esprit qui change la vie. C’est pas un exercice facile, je vous l’accorde mais avec de l’entraînement, je suis arrivée à retourner la situation et voir plus le mal que le bien. Cela m’enlève un peu de stress, quelques tensions et l’envie de mieux profiter de la vie !
Pourquoi notre cerveau adore le négatif (et comment le piéger)
C’est biologique : notre cerveau est programmé pour repérer le danger. C’est ce qui a permis à nos ancêtres de survivre. Sauf qu’aujourd’hui, le « danger » n’est plus un lion dans la savane, mais un mail désagréable (ma dernière expérience) ou un embouteillage.
Le résultat ? On produit du cortisol (l’hormone du stress) en boucle.
Pratiquer la gratitude, ce n’est pas se forcer à sourire quand on a envie de pleurer. Ce n’est pas nier les difficultés.
C’est simplement décider, consciemment, d’éclairer aussi les zones qui vont bien. C’est dire à son cerveau : « Ok, ça c’est nul, mais regarde : là, il y a un truc chouette. »
Et la science est formelle : quand on fait ça, on libère de la dopamine et de la sérotonine. On pirate littéralement sa propre chimie pour se sentir plus légère.
Mon rituel : le carnet des « 3 Kifs »
Je ne suis pas du genre à méditer une heure par jour mais j’essaie par petites tranches de 5 à 10 minutes. Alors j’ai adopté une routine beaucoup plus simple, inspirée de la psychologie positive.
Le soir, avant de dormir, j’attrape un petit carnet qui reste sur ma table de nuit. Et je note trois choses de ma journée pour lesquelles je veux dire merci.
Attention, on ne parle pas de gagner au loto ! La plupart du temps, ça ressemble à ça :
- « Ce rayon de soleil sur mon visage »
- « La course-poursuite dans le cadre d’un jeu avec mon chien »
- « Parler avec une personne gentille et bienveillante (oui ça existe encore ! ;)) »
Au début, ça paraît forcé. On cherche, on ne trouve pas. Mais après quelques jours, quelque chose change. Dans la journée, on se surprend à penser : « Tiens, ça, je pourrai le noter ce soir ! ». On devient un chasseur de petits bonheurs et on commence à les apprécier comme cette belle tasse de thé/café que l’on sert dans nos mains, les oiseaux qui chantent, ce beau collier que l’on aime porter…
Les effets (inattendus) sur ma vie
Je ne pensais pas que ça irait si loin, mais intégrer la gratitude a eu des effets ricochets que je n’avais pas vu venir.
- Un sommeil apaisé : au lieu de m’endormir en ruminant ma « To-Do List » du lendemain, je m’endors sur une note douce. Mon système nerveux se relâche bien plus vite.
- Des relations plus riches : j’ai commencé à dire « merci » pour les petites choses du quotidien. Pas le merci poli, le vrai merci. « Merci d’avoir préparé le dîner », « Merci pour ton écoute ». Ça a créé une spirale vertueuse autour de moi. Quand on se sent valorisé, on a envie de donner encore plus.
- Une résilience accrue : quand une tuile me tombe dessus (et ça arrive toujours !), je ne suis plus anéantie. Je sais que c’est un mauvais moment, pas une mauvaise vie. J’ai cette capacité à voir la nuance.
Comment vous y mettre (à votre rythme)
Si l’idée du carnet vous rebute, ne le faites pas ! L’important est de trouver ce qui résonne pour vous.
- Le « merci » mental : sous la douche, en buvant votre café, ou dans la voiture. Prenez juste 10 secondes pour apprécier le confort de l’instant.
- La photo du jour : prenez une photo avec votre téléphone de quelque chose qui vous a plu. Un ciel, une fleur, un plat. C’est votre collection de gratitude visuelle.
- Le bocal à bonheur : c’est une super idée à faire en famille. On écrit ses moments sympas sur des bouts de papier et on les met dans un pot. Les jours de grisaille, on en pioche un.
Le mot de la fin
La gratitude n’est pas une injonction au bonheur permanent. C’est un outil. Un outil discret, gratuit et disponible 24h/24 pour remettre de la couleur dans un quotidien parfois terne.
On a souvent l’impression que le bonheur est une destination lointaine, alors qu’il se cache souvent dans les détails qu’on ne prend plus la peine de regarder.
Et vous, si vous deviez retenir UNE chose positive de votre journée, là, tout de suite, ce serait quoi ? Dites-le-moi en commentaire, j’adore vous lire ! 👇



