Il y a quelques mois, j’ai touché le fond énergétique. Pas le genre de fatigue qu’une bonne nuit de sommeil suffit à effacer. Non. Le genre de fatigue profonde, persistante, celle qui vous fait traîner du matin au soir, qui transforme la moindre tâche en montagne et qui vous donne envie de rester sous la couette même quand le soleil brille dehors.
Le réveil sonnait, et avant même d’ouvrir les yeux, j’étais déjà fatiguée. Le café ne faisait plus rien. Les week-ends ne suffisaient plus à recharger. J’avais l’impression de fonctionner en mode survie, de cocher des cases sans jamais vraiment vivre. Et le pire, c’est que médicalement, tout allait bien. Bilan sanguin normal. Thyroïde OK. Sommeil correct sur le papier. Alors quoi ?
C’est en cherchant des réponses au-delà du « dormez plus, mangez mieux, faites du sport » que j’ai commencé à comprendre que l’énergie, c’est beaucoup plus vaste qu’une question de sommeil ou de caféine. C’est un système complet, avec des dimensions physiques, émotionnelles, mentales et même spirituelles. Et quand l’une de ces dimensions est à plat, tout le reste vacille.
Aujourd’hui, ma routine a complètement changé. Pas du jour au lendemain, pas de façon radicale, mais petit à petit, geste après geste. Et la différence est réelle : je me sens plus vivante, plus présente, plus solide. Pas parfaite, non. Mais tellement mieux qu’avant.
Voici ce que je fais concrètement, chaque jour, pour ne plus me sentir vidée.
Le matin : poser les fondations avant que la journée ne vous happe
Les 10 premières minutes sans écran
C’est la première chose que j’ai changée et probablement la plus impactante. Avant, mon réveil, c’était : ouvrir les yeux, attraper le téléphone, scroller Instagram, lire les mails, vérifier les notifications. En dix minutes, mon cerveau était déjà saturé d’informations, de stimulations et de micro-décisions avant même d’avoir posé un pied par terre.
Maintenant, mon téléphone reste hors de la chambre. Les dix premières minutes de ma journée sont consacrées à trois choses : m’étirer dans mon lit, respirer consciemment pendant quelques minutes et boire un grand verre d’eau à température ambiante.
C’est simple. C’est gratuit. Et ça change absolument tout dans la qualité de mon démarrage de journée.
La respiration consciente
Pas besoin de méditer une heure. Trois à cinq minutes de respiration lente et profonde suffisent pour activer le système nerveux parasympathique, celui qui calme, qui régule, qui recentre.
Ma technique préférée : la cohérence cardiaque. Cinq secondes d’inspiration, cinq secondes d’expiration, pendant cinq minutes. C’est mathématique, c’est prouvé scientifiquement et c’est d’une efficacité redoutable pour calmer le mental et stabiliser l’énergie dès le matin.
Le mouvement doux
Pas un entraînement intensif à 7 heures du matin. Juste du mouvement doux : quelques étirements, quelques postures de yoga, une petite marche dans le jardin ou autour du pâté de maisons. L’objectif n’est pas de se fatiguer, c’est de réveiller le corps en douceur, de faire circuler l’énergie et d’oxygéner les cellules.
Dix à quinze minutes suffisent. Et les jours où je n’ai vraiment pas le temps, même cinq minutes d’étirements dans la cuisine en attendant que l’eau chauffe font la différence.
La journée : protéger son énergie au lieu de la laisser fuir
Identifier les voleurs d’énergie
C’est peut-être la prise de conscience la plus importante que j’ai eue : certaines choses, certaines situations et certaines personnes drainent mon énergie de façon massive. Et tant que je ne les avais pas identifiées, je ne pouvais pas m’en protéger.
Mes principaux voleurs d’énergie :
- le scroll infini sur les réseaux sociaux entre deux tâches ;
- les conversations négatives ou les gens qui se plaignent en boucle ;
- le multitâche permanent, faire trois choses en même temps sans jamais en finir une seule ;
- les notifications qui interrompent ma concentration toutes les deux minutes ;
- le perfectionnisme, vouloir tout faire parfaitement au lieu de faire les choses simplement.
Depuis que j’ai mis des limites claires sur ces points, mon énergie en journée a considérablement augmenté. Pas parce que j’ai ajouté quelque chose, mais parce que j’ai arrêté de perdre ce que j’avais.
Les micro-pauses régénérantes
Toutes les 90 minutes environ, je fais une pause de 5 minutes. Pas une pause téléphone. Une vraie pause : je me lève, je m’étire, je regarde par la fenêtre, je bois de l’eau, je respire profondément. Parfois je sors juste sur la terrasse 2 minutes.
Ces micro-pauses empêchent l’énergie de chuter progressivement au fil de la journée. C’est comme recharger son téléphone par petites touches au lieu d’attendre qu’il soit à 2 % pour le brancher.
L’alimentation comme carburant, pas comme récompense
J’ai compris une chose simple : ce que je mange influence directement mon niveau d’énergie dans les heures qui suivent.
Mes règles simples :
- manger suffisamment le matin et le midi pour ne pas être à plat l’après-midi ;
- éviter les pics de sucre qui donnent un coup de boost suivi d’un crash ;
- boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée, pas juste quand j’ai soif ;
- écouter ma faim plutôt que l’horloge.
Rien de révolutionnaire, mais appliqué avec régularité, ça change beaucoup.
Le soir : refermer la journée pour mieux recharger
Le rituel de décharge
Le soir, j’ai besoin de « vider » la journée. Pas juste physiquement, mais mentalement et émotionnellement. Si je me couche avec la tête encore pleine de tout ce qui s’est passé, mon sommeil est agité et je me réveille fatiguée.
Mon rituel : vers 20h30-21h, je prends 10 minutes pour écrire dans un carnet. Pas un journal structuré, pas du développement personnel formel, juste un déversement libre. Ce qui m’a plu dans la journée, ce qui m’a pesé, ce qui me trotte dans la tête. Le simple fait de sortir les pensées de ma tête et de les poser sur le papier libère une place mentale considérable.
L’environnement de sommeil
J’ai compris que la qualité de mon sommeil dépendait énormément de ce qui se passe dans les 30 à 60 minutes avant de me coucher. Depuis que j’ai mis en place quelques ajustements simples, la différence est nette :
- pas d’écran après 21h30, ou au minimum avec un filtre de lumière bleue ;
- chambre fraîche, sombre et silencieuse ;
- une tisane ou une infusion plutôt qu’un dernier scroll ;
- quelques minutes de lecture ou de respiration au lit.
Ce n’est pas toujours parfait. Il y a des soirs où je m’endors devant une série. Mais la tendance générale est là, et ça compte.
Les pratiques hebdomadaires qui changent tout
Au-delà de la routine quotidienne, il y a des choses que je fais chaque semaine et qui ont un impact profond sur mon énergie.
Le mouvement plus intense (2 à 3 fois par semaine)
La marche douce quotidienne, c’est bien. Mais le corps a aussi besoin de mouvement plus soutenu pour libérer les tensions, faire circuler l’énergie en profondeur et produire des endorphines. Pour moi, c’est du yoga plus dynamique, de la natation ou une longue marche rapide. Pas de la performance, du plaisir.
Le contact avec la nature
Minimum une fois par semaine, je m’impose une sortie en pleine nature. Forêt, bord de lac, campagne, parc. Pas avec un podcast dans les oreilles. Juste moi, le silence, les arbres et l’air frais.
L’effet sur mon niveau d’énergie est spectaculaire. Ce n’est pas de l’ésotérisme, c’est de la science : le contact avec la nature réduit le cortisol, régule le système nerveux et restaure l’attention. Les Japonais appellent ça le « shinrin-yoku », le bain de forêt. Et ça marche vraiment.
Le tri émotionnel
Une fois par semaine, je prends un moment pour faire le point sur mes émotions de la semaine. Qu’est-ce qui m’a drainée ? Qu’est-ce qui m’a nourrie ? Est-ce que j’ai dit oui à quelque chose alors que je voulais dire non ? Est-ce que j’ai ignoré un signal de mon corps ?
Ce tri émotionnel permet de ne pas accumuler. Parce que les émotions non traitées sont l’un des plus gros draineurs d’énergie qui existent. On croit que ça passe tout seul. Mais ça ne passe pas. Ça s’empile.
Les deux livres pour tout comprendre
« Tout est énergie »
C’est le livre qui m’a ouvert les yeux sur le fait que l’énergie ne se résume pas à « bien dormir et bien manger ». Ce guide explore notre structure énergétique interne, le magnétisme, l’influence des émotions et du mental sur nos réserves, et même la géobiologie, cette discipline fascinante qui étudie l’influence de notre environnement sur notre bien-être.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est l’approche à la fois ludique et complète. On apprend des choses profondes sans jamais se sentir perdue. Et surtout, on découvre des méthodes concrètes pour recharger efficacement son énergie. C’est un vrai guide d’exploration de soi, accessible et passionnant.
Si vous n’avez jamais exploré la dimension énergétique de votre santé, commencez par celui-ci. Il pose les bases de tout.
Tout est énergie – Développez votre magnétisme pour une vie plus harmonieuse : Fabrice Ruiz
« Les 7 Verrous énergétiques »
Si « Tout est énergie » m’a aidée à comprendre, « Les 7 Verrous énergétiques » m’a aidée à agir. Ce livre identifie 7 blocages fondamentaux qui peuvent saboter notre énergie au quotidien :
- la sécurité : sortir du mode survie ;
- le plaisir : réveiller son désir de vivre ;
- l’estime de soi : retrouver sa puissance personnelle ;
- l’amour : ouvrir son cœur sans se perdre ;
- l’expression de soi : oser dire qui on est vraiment ;
- la clarté mentale : retrouver son discernement ;
- le sens : donner une direction à sa vie.
Ce qui rend ce livre vraiment spécial, c’est qu’il ne se contente pas de décrire les blocages. Il propose 21 protocoles détaillés à faire chez soi : des tests d’évaluation, des exercices psychocorporels, des rituels énergétiques et même des séances d’autohypnose. C’est un vrai programme de transformation, autonome et complet.
Le bonus des 7 capsules audio pour des ouvertures de conscience est également remarquable. C’est le genre de contenu qu’on écoute les yeux fermés et qui déplace vraiment quelque chose à l’intérieur.
Ces deux livres se complètent parfaitement : l’un pour comprendre, l’autre pour débloquer. Si l’énergie est un sujet qui vous parle, je vous recommande de les lire dans cet ordre.
FAQ
Comment retrouver son énergie quand on se sent épuisée ?
La première étape est d’identifier ce qui draine votre énergie : manque de sommeil, surcharge mentale, émotions non traitées, environnement inadapté. Ensuite, mettez en place des micro-habitudes quotidiennes : respiration consciente, mouvement doux, pauses régulières, hydratation. Les changements durables se construisent par petits gestes réguliers, pas par des révolutions brutales.
Quelle est la différence entre fatigue physique et fatigue énergétique ?
La fatigue physique se résout par le repos et le sommeil. La fatigue énergétique est plus profonde : on peut dormir suffisamment et se sentir quand même vidée. Elle est souvent liée à des blocages émotionnels, un mental en surchauffe, un environnement drainant ou un manque d’alignement avec ses besoins profonds.
Combien de temps faut-il pour sentir une différence dans son niveau d’énergie ?
Certains changements se ressentent en quelques jours, comme la suppression des écrans le matin ou la pratique de la cohérence cardiaque. D’autres prennent quelques semaines, comme la régulation du sommeil ou le travail sur les émotions. En général, deux à trois semaines de pratique régulière suffisent pour constater une vraie différence.
La méditation est-elle indispensable pour retrouver son énergie ?
Non. La méditation est un outil puissant, mais ce n’est pas le seul. La respiration consciente, le mouvement, le contact avec la nature, l’écriture et même le simple fait de faire des pauses régulières sont tout aussi efficaces. L’essentiel est de trouver les pratiques qui vous correspondent et de les intégrer régulièrement.
Quels livres recommandez-vous pour mieux comprendre l’énergie ?
Deux lectures complémentaires : « Tout est énergie » pour comprendre les différentes dimensions de l’énergie et découvrir des méthodes de recharge, et « Les 7 Verrous énergétiques » pour identifier ses blocages personnels et les débloquer grâce à 21 protocoles pratiques. Le premier pose les bases, le second passe à l’action.
Et vous, c’est quoi votre plus gros voleur d’énergie au quotidien ? Et qu’est-ce que vous avez mis en place pour le contrer ? Racontez-moi en commentaire, je suis curieuse.



