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Courir, oui, mais pas sans renforcement musculaire : le secret dévoilé pour éviter les blessures

Courir, oui, mais pas sans renforcement musculaire le secret dévoilé pour éviter les blessures

On connaît toutes et tous ce scénario. Les beaux jours reviennent, on s’achète une nouvelle paire de baskets fluo ultra-motivante, on télécharge une application de running, et on se lance. La première semaine est magique. La deuxième, on se sent pousser des ailes.

Et puis, à la troisième semaine… Aïe.

Une petite pointe sur le côté du genou (le fameux syndrome de l’essuie-glace). Une douleur sous le pied. Un mollet qui tire. Et nous voilà sur le canapé, frustrée, avec une poche de glace sur la jambe, en se disant que « la course à pied, ce n’est décidément pas fait pour moi ».

L’erreur ? Avoir oublié l’étape la plus importante : le renforcement musculaire.

Dans le monde du running, il y a un mythe tenace qui dit que courir suffit à se muscler les jambes. C’est faux. Aujourd’hui, on casse les idées reçues et on vous explique pourquoi courir sans se muscler, c’est comme construire une maison sans fondations : ça finit toujours par craquer.

Le grand mythe : « Courir suffit à muscler mes jambes »

C’est la phrase qu’on entend le plus souvent : « Je n’ai pas besoin de faire des squats, je cours 3 fois par semaine ! »

La course à pied est un sport cardiovasculaire exceptionnel, mais c’est aussi l’un des sports les plus traumatisants pour le corps. À chaque foulée, quand votre pied touche le sol, votre corps encaisse un choc équivalent à 3 à 4 fois votre poids de corps.

Si vos muscles ne sont pas assez forts pour absorber ce choc, qui va prendre le relais ? Vos articulations (genoux, chevilles), vos tendons et vos os. Et c’est exactement là que les blessures apparaissent.

Courir ne renforce pas vos muscles en profondeur : c’est un effort répétitif qui, au contraire, « use » la fibre musculaire. Pour encaisser les kilomètres, il faut donc construire une armure. Et cette armure, c’est le renforcement musculaire.

Le saviez-vous ? Les coureurs professionnels d’athlétisme passent en moyenne 20 à 30 % de leur temps d’entraînement… à la salle de sport ! Pas pour devenir des bodybuilders, mais pour rendre leurs tendons élastiques et leurs muscles résistants aux chocs.

Les 3 vraies raisons de se mettre au renforcement musculaire

femme aux jambes toniques

Oubliez la peur de « gonfler » ou de prendre trop de masse. Pour un coureur, la musculation a des objectifs bien précis.

Prévenir (enfin) les blessures

C’est l’argument numéro un. Un muscle fort maintient l’articulation dans le bon axe. Si vos fessiers et vos cuisses sont solides, votre genou ne rentrera pas vers l’intérieur à chaque fois que votre pied touche le sol. Résultat ? Vous dites adieu aux tendinites et aux douleurs articulaires.

Améliorer votre « économie de course »

L’économie de course, c’est un peu comme la consommation d’essence de votre voiture. Plus vos muscles sont toniques (surtout votre sangle abdominale), moins vous vous affaissez sous l’effet de la fatigue, et moins vous gaspillez d’énergie. Vous courez plus vite, plus longtemps, en vous fatiguant moins. Magique, non ?

Avoir une plus belle foulée

Un corps gainé et des fessiers puissants permettent d’avoir une foulée aérienne et dynamique, plutôt qu’une foulée lourde qui « tape » le bitume.

Quels muscles faut-il (vraiment) cibler ?

Quand on parle de musculation pour le running, on pense tout de suite aux cuisses. Pourtant, le secret d’une bonne foulée se cache ailleurs…

  • Les fessiers (le moteur) : c’est le muscle le plus puissant de votre corps. C’est lui qui vous propulse vers l’avant. S’il est faible, ce sont vos mollets et vos genoux qui compensent (et qui s’abîment).
  • La sangle abdominale (le châssis) : le fameux gainage ! Un buste solide permet de transférer l’énergie du haut vers le bas du corps. Sans un bon gainage, vous vous tassez au bout de 20 minutes de course.
  • Les ischio-jambiers (les freins) : situés à l’arrière de la cuisse, ils sont souvent les grands oubliés, alors qu’ils sont essentiels pour ramener la jambe et stabiliser le genou.
  • Le haut du corps : et oui ! Le mouvement de balancier de vos bras dicte le rythme de vos jambes. Des épaules et un dos toniques sont indispensables pour bien courir.

Ma routine « spéciale coureuse » : 4 exercices à faire à la maison

renforcement musculaire avant de courir

Pas besoin de vous inscrire dans une salle de sport. Voici un mini-circuit au poids du corps, à faire 1 à 2 fois par semaine (les jours où vous ne courez pas), en 15 minutes chrono.

  • Le Pont Fessier (Glute Bridge) : allongée sur le dos, genoux pliés, pieds au sol. Soulevez le bassin vers le plafond en contractant très fort les fesses. 3 séries de 15 répétitions. (Parfait pour réveiller le moteur !).
  • Les Fentes Arrières : debout, faites un grand pas vers l’arrière et pliez les deux genoux à 90°. Remontez. 3 séries de 10 répétitions par jambe. (Le meilleur exercice pour la stabilité du genou).
  • La Planche (Gainage) : en appui sur les avant-bras et les pointes de pieds, le corps bien aligné. 3 séries de 30 à 45 secondes. (Pour une posture en béton).
  • Les Mollets (Calf raises) : debout sur le bord d’une marche d’escalier, montez sur la pointe des pieds, puis redescendez lentement. 3 séries de 15 répétitions. (Adieu les tendinites d’Achille !).

    FAQ : musculation et running

    sentiment de bienêtre après avoir couru

    Faut-il faire le renforcement avant ou après avoir couru ?
    Idéalement, ni l’un ni l’autre ! Le mieux est de séparer les deux entraînements. Faites votre renforcement les jours où vous ne courez pas (vos jours de repos de running). Si vous devez absolument tout faire le même jour : faites la musculation après une course douce, ou la course après la musculation si l’objectif est d’abord de vous muscler.

    Ai-je besoin de soulever des poids lourds ?
    Pour commencer, le poids du corps est largement suffisant. Une fois que vous maîtrisez les mouvements (squats, fentes), ajouter une paire d’haltères légères ou des élastiques de résistance (kettlebells) vous fera passer un cap énorme dans votre progression !

    Le yoga ou le Pilates peuvent-ils remplacer la musculation ?
    Oui et non. Le yoga et le Pilates sont exceptionnels pour le gainage profond, la mobilité et la souplesse (très utiles pour les coureurs). Mais pour renforcer les tendons et la puissance des fessiers, rien ne remplace quelques exercices de résistance pure !


    Et vous, dites-moi tout : êtes-vous plutôt du genre à fuir les squats, ou avez-vous déjà intégré une petite routine de renforcement à votre planning sportif ? Partagez vos expériences en commentaire ! 👇

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